Il n’y a pas d’échec mais que des leçons apprises. S’expatrier à Londres : Pourquoi je ne regrette pas cette difficile expérience de Voyage.

 

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Si vous me suivez un peu sur les réseaux sociaux, vous savez sans doute que cela fait un petit moment que j’ai quitté ma vie de sédentaire pour une vie plus nomade, une vie faite de voyages et d’aventures comme on dit dans le jargon! Sachez alors que ce changement de vie ne s’est pas fait en claquant des doigts, oui oui, moi aussi je suis passée par la peur de tout quitter, la peur de l’inconnu, les doutes, les questions, l’incertitude…. jusqu’au jour où j’ai fini par faire LE grand saut dans le vide. Ce grand saut ne s’est pas forcément passé comme prévu, enfin dans un premier temps, mais ce qui est intéressant, c’est que je ne regrette pas du tout, et je vais vous expliquer pourquoi.

Si j’écris cet article, ce n’est certainement pas pour vous décourager de faire le grand saut  vers ce qui vous donne envie depuis toujours, parce que d’une, mon expérience n’est pas la même pour tout le monde, et de plus j’ai justement envie de vous montrer que malgré les obstacles, il ne faut pas se décourager. OUI vous pouvez y arriver même si les premières fois ne sont pas toujours de francs succès, OUI vous pouvez y arriver même si vous étiez une angoissée de la vie comme je l’étais moi aussi. Parce que depuis, j’ai réalisé que vivre des expériences, bonnes ET mauvaises était vraiment important pour se construire, apprendre sur soi et évoluer. Je crois donc que c’est important de partager ce qui a été difficile aussi,  parce que nous sommes tous humains, et on peut parfois se retrouver dans ce genre de situation, alors savoir que nous ne sommes pas les premiers à passer par ce genre d’étape, je ne sais pas vous mais je trouve que c’est rassurant! La vie est un enseignement même lorsqu’elle nous donne des obstacles, et j’ai compris qu’ils étaient là pour nous faire avancer et évoluer! Parce que à priori, c’était une expérience difficile pour moi mais comme vous pouvez peut être le voir, cela ne m’a pas empêché de rebondir !

Pour vous mettre un peu dans le contexte, nous étions en 2016,  j’étais opticienne depuis deux ans, dans une petite boutique à Vannes, et comment vous dire… cela faisait déjà un moment que je me sentais enfermée entre quatre murs et que j’avais des sérieuses envies de tout plaquer. D’ailleurs vous pouvez retrouver toutes les étapes de mon cheminement, un peu plus en détails dans la section À propos, puis mon cheminement. Comme mon niveau d’Anglais était égal à celui d’une mouette (ouais ouais je vous assure) je me suis dis bon, la première étape pour voyager c’est peut être de me sentir plus à l’aise avec cette langue, et comme je n’avais pas beaucoup d’expériences en ce qui concerne les voyages à l’étranger, je ne me sentais pas encore de partir toute seule à l’autre bout du monde, sans aucun cadre.

Je me suis alors énormément renseignée pour être « jeune fille au pair », qui présentait pour moi que des avantages : Vivre dans un pays anglophone sans dépenser d’argent, s’immerger dans une nouvelle culture, apprendre une langue, partager des moments de famille, et donc avoir un cadre ce qui pour commencer est quand même très rassurant! Quelques semaines plus tard, destin : je trouve la famille parfaite, à Londres. Je pars même passer un weekend à Londres pour rencontrer la famille et voir si ça peut coller, et tout se passe bien, je dois m’occuper d’un petit garçon Felix, qui semble assez facile dans l’ensemble. Je suis un peu anxieuse à l’idée de cette nouvelle aventure mais en même temps super excitée…  Entre temps c’est décidé, je quitte enfin mon boulot, je rends mon appart… je ne le sais pas encore, mais c’est à partir de ce moment là que ma vie changera… du tout au tout! Nous sommes au mois de juin et la famille m’attends à Londres à partir de mi septembre, j’ai donc presque trois mois pour préparer cette nouvelle aventure, et profiter de mon été avant le grand départ. ( Je  vous raconte cela un peu en accéléré, mais vous vous douterez que la décision de quitter mon job et d’oser enfin tout plaquer a nécessité de lonnnnnnguesssss heures de réflexions, et quelques crises d’angoisses au passage, ben oui quoi ce serait pas drôle sinon) !

Bref jusqu’ici tout se passe bien, et puis…. là c’est le drame (ou le destin encore une fois): Nous sommes mi Août, et ma famille m’appelle pour me dire que pour des raisons X et Y, ils ne veulent plus de jeune fille au pair…. Whaaaaaaat???!!! Sur le moment je me sens complètement déstabilisée, je viens de tout quitter… je fais quoi maintenant? Est ce que je cherche une autre famille? Est ce que je pars à Londres quand même avec mon billet d’avion qui était déjà booké ? Bienvenue dans les imprévus d’une vie de voyage Léa….. et ça ne fait que commencer mouhahaha (rire diabolique).

Quelques jours plus tard, je comprends que moi qui suis très indépendante, être jeune fille au pair n’était peut-être pas fait pour moi, et rien n’arrive par hasard, je décide alors de suivre cette intuition et de m’organiser autrement. J’explore le net, et je découvre qu’énormément de jeunes français débarquent à Londres, ne parlant à peine l’anglais et arrivent à trouver un boulot et un appart sans trop de difficulté si ce n’est que d’être un peu dégourdie et peut être d’avoir un peu de chance ! Il faut savoir qu’à cette époque, je suis encore très TRES anxieuse, obsédée par la nourriture et le sport, j’ai peur d’un peu près tout, et j’ai à peu près 0 confiance en moi… mais apparemment mes envies de voyages et la conviction que c’était le chemin que je devais emprunter étaient plus fortes que ces peurs…

C’est pourquoi j’ai envie de vous montrer par mon expérience que même si on a des angoisses, ce n’est pas impossible de réaliser ses rêves, ce n’est pas impossible de tout plaquer, c’est juste peut être un peu plus difficile que pour la plupart des gens, mais c’est POSSIBLE. 

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Je décide alors d’effectuer LE VRAI grand saut, celui de partir à Londres, toute seule, sans appart, sans travail, sans beaucoup d’argent, sans connaissances…. dans l’objectif de tout construire sur place. Quand j’y repense je me dis que…. Wow, j’ai quand même été super courageuse de faire ça, et je me demande même comment j’ai fais pour endurer un si gros changement, pour moi, la fille si anxieuse que j’étais, parce que pour le coup je n’avais vraiment plus aucun repère auquel me raccrocher.

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La fameuse porte bleue dans « coup de foudre à Notting Hill »

Je passe quand même par une petite agence pour m’aider à trouver un logement, ça s’appelle House London Trip, et c’est géré par Marine et son copain qui sont adorables. Ils sont professionnels, efficaces, et cela me rassure beaucoup pour trouver un appart dans cette immense jungle qu’est Londres. Grâce à eux, je n’aurais passé que 3 nuits en auberge de jeunesse : appartement en colocation trouvé en moins d’une semaine! C’est petit, un peu loin des beaux quartiers, mais l’appart est neuf et au moins j’ai mon petit cocon où je peux me réfugier. Enorme coup de chance, la coloc de marine travaille dans un bar à vin Français en plein centre de Londres, et ils cherchent quelqu’un pour combler l’équipe. Je ne tarde pas pour déposer ma candidature :  Bingo, après un soir d’essai, je suis prise! Il m’aura fallu moins d’une semaine pour trouver un appartement et un travail à Londres. Je suis tellement fière de moi, et je pense à toutes les personnes qui m’avaient dit que j’étais folle de partir à Londres comme ça, mais… j’y suis arrivée bordel !

Bon jusque là, vous vous dites, « euh ouais elle est où la mauvaise expérience? » Et bien…. c’est après que les choses se compliquent. Un caractère angoissé ne disparait pas comme ça, et passé les premières joies,  il faut se créer des repères dans un monde complètement inconnu… et quand on est hyper sensible et qu’on sort de 9 ans d’anorexie-Boulimie, ce n’est pas si simple.

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Je tiens vraiment à signaler que ce que je vais raconter par la suite ne relève que de ma propre expérience, mon propre caractère… et ça ne se passera certainement pas comme ça pour vous 🙂 

Les jours défilent, et je réalise que travailler dans un bar à vin en plein centre de Londres…. ce n’est pas si fun. Enfin je suis sure que ça pourrait l’être en soi, mais encore une fois chacun est différent, et avec le recul, je me dis que je ne me connaissais pas du tout à cette époque, parce que à l’heure actuelle, je sais pertinemment que ce genre de boulot n’est pas fait pour moi. Mon quotidien se résume alors à aller travailler et…. aller travailler. Eh oui, ici je travaillais plus de 50h par semaine, à des horaires qui ne me laissaient pas forcément de place pour visiter Londres ou simplement avoir du temps pour moi, et puis sans compter les heures passées dans le métro… Bref… la vie rêvée. Mais ce n’est pas tout, je crois qu’en choisissant ce bar j’avais tiré le jackpot : les deux managers avaient été très gentils au premier abord (tu m’étonnes) mais je me rends vite compte que cet endroit est juste toxique. T o x i q u e . Ils sont alcooliques, se droguent dans l’arrière cuisine, et l’un d’entre eux me confie qu’il pense au suicide depuis environ 30 ans. On m’engueule parce qu’apparemment je ne sais pas me servir d’un micro onde. Ah oui j’oubliais, il y avait aussi le cuistot du restaurant d’à côté qui venait tous les soirs pour boire un coup et accessoirement me mater, et me dire « Tu es la seule serveuse qui porte des robes ici, j’aime ça »… bref vous avez compris c’était….LA BONNE AMBIANCE!!!

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Heureusement il y avait Emma, un petit bout de femme incroyable, qui s’était retrouvée comme moi dans ce joyeux merdier, mais qui malgré tout arrivait à mettre un peu de rose dans mes journées. On habitait dans le même quartier, alors on rentrait ensemble en se disant… mais qu’est ce qu’on fou là?

Vous comprendrez alors que cet environnement était absolument néfaste pour moi, je me suis sentie perdue, vulnérable, angoissée, stressée, bloquée dans cette situation… Je découvre ce qu’est l’hyper sensibilité : être très réceptive aux énergies (et donc aux énergies négatives des autres), être sensible au bruit, à la foule, à l’effervescence de cette immense ville qu’est Londres, au métro… A cet époque je n’avais pas encore totalement réglé mes troubles du comportement alimentaire, c’était encore fragile .. et là c’est devenu, littéralement l’enfer. Je crois que c’est l’une des périodes les plus difficiles que j’ai pu vivre à ce niveau là, je compensais les angoisses et la solitude par la nourriture. Dès que je rentrais du travail, je faisais des crises de boulimie gargantuesques ce qui n’arrangeait pas mon état d’esprit pour affronter la journée du lendemain. J’ai même fini par faire des crises au travail, parfois je devais m’occuper de tous les plateaux de charcuterie et fromage, et je m’enfilais pain et fromage toute la soirée, sans que personne ne me voit. J’étais fatiguée, déprimée, gonflée… mon estime de moi baissait un peu plus tous les jours, il fallait que cela cesse… mais que faire ? Rentrer en France ? Trouver un autre travail à Londres ? Je me sentais faible, faible de ne pas avoir réussi à profiter pleinement de cette expérience comme toute personne normalement constituée, mais non encore une fois mes angoisses prenaient le dessus sur ma vie…

Après plusieurs semaines comme ça, je fais une séance d’essaie dans une sorte de bar qui fait des jus et smoothies, mais personne ne parle Français et je me sens complètement perdue, je n’arrive même plus à me raccrocher à quelque chose même si cela semble un bien meilleur travail. J’annonce alors à Emma que je décide de rentrer en France. Elle veut que je reste et tente de me persuader, me persuader qu’on allait affronter cela toutes les deux, que ça irait, qu’il fallait que je reste. Bien tentée mais non… mon âme m’appelait ailleurs, il fallait que je parte, c’était plus fort que moi, un peu comme un instinct de survie.

No regrets in Life, Just Lessons learned

Voilà, une ou deux semaines plus tard je décide de rentrer en France, rentrer bredouille comme on dit… et je sens que le cauchemar va enfin se terminer. C’est fou à quel point une personnalité anxieuse peut tout transformer en drame, je suis sure qu’au fond, ce n’était pas « si » horrible et que j’aurais pu prendre sur moi, mais est-ce dont j’avais envie? Est ce dont j’avais besoin pour guérir et aller mieux? J’avais déjà pris sur moi pendant deux ans dans un magasin d’optique, à faire quelque chose qui m’ennuyait,  le but était il de reproduire le même schéma? Non… définitivement non. Que ce soit en France ou à l’autre bout du monde, le but est quand même de se sentir en sécurité, de se sentir bien, même si bien sûr, il y aura toujours des aléas qu’on ne peut pas toujours contrôler.

Je vous avoue que le retour a été très difficile, étant donné que j’avais tout quitté avant de partir, je me retrouve chez mes parents, et après des années d’indépendance, revenir avec cet état d’esprit d’échec dans le cocon familial a sans doute été la chose la plus dure à assumer. ( Sans oublier entendre ce fameux : on te l’avait dit! ). 

Bref petit à petit les choses se sont plus ou moins apaisés, même si persistait l’angoisse de : qu’est ce que je vais faire maintenant? Sans compter que c’est finalement  l’entourage qui sans vraiment le vouloir te mets encore plus de pression en te demandant « et du coup tu vas faire quoi maintenant? » Je ne saaaais paaaaaas, laissez moi tranquille aaaahhhhhhhhhhh !!!

Depuis j’ai réalisé que les choses n’arrivaient jamais par hasard :  seulement quelques jours après mon retour, je participe à la conférence d’un écrivain que j’aimais beaucoup à l’époque, et qui organisait quelques mois plus tard un voyage initiatique et ateliers de méditation en Laponie Finlandaise. J’ai la chance de le rencontrer et de lui parler lors de la dédicace à la fin de la conférence, nous parlons et je ne sais par quel miracle, il me propose de participer à ce voyage, en me proposant une réduction très loin d’être négligeable… ( Bref un truc de fou!)  À ce moment là, je ne réfléchie pas une seule seconde, mon coeur vibre et je sais que je dois y aller. La conférence ayant eu lieu, littéralement 3 jours après mon retour en France, je me dis que quand même…. malgré les difficultés la vie fait plutôt bien les choses… je comprends alors mieux ce sentiment d’urgence de rentrer que j’avais ressenti à Londres, je vous l’avais même dit, outre les angoisses, mon âme m’appelait ailleurs. Il fallait que je parte.

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Le destin m’expliquera alors pourquoi tout cela n’a pas été un échec, mais au contraire, un apprentissage, une leçon vécue.

On ne perds jamais, soit on gagne, soit on apprends. Nelson Mandela

C’est peut-être triste mais c’est aussi dans les expériences difficiles que nous grandissons le plus vite. Ce sentiment de vulnérabilité, nous donne tellement de pistes pour comprendre comment nous fonctionnons. Avant de partir à Londres, je ne savais pas qui j’étais, on me demandait ce que j’aimais, ce que je n’aimais pas? Je ne savais presque pas répondre à la question. Alors oui Londres a été une expérience plus que difficile à vivre pour moi, mais c’est à Londres que j’ai mis enfin des mots sur mon hypersensibilité, et grâce à ça j’ai pu travailler sur moi pour me sentir mieux par la suite. J’ai compris que vivre dans une immense ville, et travailler dans un environnement bruyant était toxique pour moi. Je ne le savais pas encore vraiment à l’époque, mais la nature était finalement  la chose qui me manquait le plus. C’est à Londres que j’ai rencontré Emma, et les rencontres comme celles ci sont de précieux cadeaux. C’est à Londres que j’ai réussi à trouver un travail, une coloc en moins d’une semaine, et où je me suis dis que c’était possible. A la suite de cette expérience, je savais dorénavant que je devais travailler sur mes angoisses pour aller mieux et gérer ce genre de situation beaucoup plus sereinement à l’avenir.

Les mauvaises expériences sont parfois donc des tremplins pour aller vers ce qui nous corresponds vraiment. Connaitre mon hypersensibilité m’a permis de faire de meilleurs choix par la suite, chaque expérience est donc enrichissante à tout point de vue, qu’elle soit positive ou négative.

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C’est pourquoi, ne vous arrêtez surtout pas au premier obstacle, essayez de comprendre plutôt quel est le signe qu’on veut vous envoyer? Qu’est ce qu’on veut vous apprendre? Que devez vous réaliser? La vie est extraordinaire et fait bien les choses croyez moi… après ce magnifique voyage en Laponie Finlandaise, mon coeur m’a transporté sur le chemin de Compostelle, et ce fut sans doute la meilleure décision de ma vie, une expérience hors du commun que je conseille à tous et à toutes… J’en parlerais dans un futur article. Bref tout ça pour vous dire, que oui cette expérience a laissé des traces, mais je ne me suis pas arrêtée là pour autant, et j’ai continué les expériences, bonnes ET mauvaises, parce qu’on a besoin de vivre les deux pour comprendre ce que nous aimons, ce que nous n’aimons pas, ce qui est fait pour nous ou non…. petit à petit nous ajustons, et nous faisons de meilleurs choix. Le principal est d’ESSAYER! J’insiste vraiment là dessus…. comment savoir si nous n’essayons pas?

Aujourd’hui, après les expériences que j’ai vécu, je me sens beaucoup plus forte pour affronter la suite. J’ai comme la sensation qu’à chaque fois j’apprends et je gagne quelque chose de nouveau… alors n’ayez pas peur d’essayer et surtout écoutez vous, écoutez votre petite voix, elle sait ce qu’elle dit!

Pour conclure : Osez ! Essayez ! et si ça ne fonctionne pas, demandez vous : Quel en est le signe ? Qu’est ce que cette expérience peut m’apporter malgré tout? Qu’est ce que je dois apprendre de cette situation?

Et Rappelez vous…. il n’y a pas d’échec, que des leçons apprises !!!

 

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